Les chantiers solidaires au sud

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chantier Solafrika est sollicité par ses partenaires du Sud pour des projets de formation aux techniques d’économie d’énergie auprès de publics jeunes. De ce fait, nous initions avec des structures de jeunesse en France des échanges de jeunes autour d’acte de formation : nous proposons à des jeunes français motivés pour s’engager sur un projet de développement à l’étranger d’être formés aux techniques de fabrication de systèmes économes en énergie et d’aller ensuite transmettre ces techniques à des jeunes demandeurs de pays du Sud, sous forme de chantier et d’échange interculturel.
Solafrika se propose d’initier des groupes de jeunes au montage d’un projet de solidarité internationale sous forme de chantier.
Ces chantiers ont pour but de faire découvrir à des jeunes une façon solidaire de voyager, de découvrir d’autres modes de vie, une culture différente vue de l’intérieur, tout en s’investissant sur un projet de développement.
Notre expérience en matière de projets de développement, ainsi que nos relations avec des structures du Sud, nous permettent de proposer à des jeunes français des thématiques de chantier adaptées aux demandes et aux besoins locaux de nos partenaires du Sud.
L’idée est de former des jeunes français aux techniques de fabrication de systèmes économes en énergie, ou utilisant des énergies alternatives, dans le but d’une transmission de ces techniques à des jeunes du Sud, eux mêmes partenaires du projet et demandeurs de ce type de formation pendant le chantier. Déroulement d’un chantier :
• Nous débutons ces projets par un atelier sur le voyage solidaire et l’envie « d’aller voir ailleurs » afin d’expertiser les motivations du groupe de jeunes à s’impliquer sur un chantier, et leur connaissance de l’aide au développement, ….
• Nous réalisons ensuite un diagnostic de territoire pour choisir une région où un chantier solidaire peut s’avérer pertinent.
• Nous mettons en relation le groupe de jeunes et le partenaire local identifié afin de pouvoir établir un partenariat solide entre les structures.
• Nous accompagnons les jeunes sur la conception du projet de solidarité internationale et sur la rédaction d’un dossier de présentation du projet.
• Les jeunes et la structure à laquelle ils appartiennent doivent ensuite mettre en place un échéancier des actions à mener pour financer le projet (actions d’autofinancement, demandes de bourses et subventions, manifestations pour la promotion du projet etc.). Nous préparons aussi les jeunes à leur présentation devant un jury pour soutenir à l’oral une demande de subvention.
• Puis, nous proposons aux jeunes une formation de préparation au voyage qui se déroule en 3 parties :
• Un atelier pour renforcer la cohésion du groupe, par le biais de jeux de coopération.
• Un atelier sur les rapports interculturels, le fait de découvrir une autre culture, sous forme de jeux de rôles et de simulations, où les jeunes seront mis en situation afin de préparer la rencontre de jeunes issus d’une culture différente. La question de l’ « aide au développement » sera alors approfondie afin qu’ils s’approprient d’avantage le projet et sa finalité.
• Un atelier de formation sur les techniques de fabrication de systèmes alternatifs (séchoirs solaires, cuiseurs à économie de bois et cuiseurs solaires) qu’ils devront, lors du chantier, transmettre à leur tour aux jeunes locaux partenaires du projet.
• Nous accompagnons les jeunes sur le terrain pour la mise en place du chantier où les jeunes partent former les populations locales (jeunes et artisans principalement) à la fabrication des systèmes demandés. En plus d’être un échange entre des jeunes « de France et d’ailleurs », l’objectif est de permettre aux jeunes locaux d’être autonomes sur ces techniques de fabrication pour que le projet se pérennise (utilisation effective des systèmes, réparation du matériel, formation d’autres personnes du village ou des alentours, création d’une activité économique autour de la fabrication et de la vente locale, etc.).
• A leur retour, les jeunes sont invités à communiquer autour de leur projet afin de faire partager leur expérience avec d’autres jeunes, lors des soirées de restitution, de forums ou autres évènements (des expositions photographiques, un film peuvent être réalisés lors du chantier et utilisés pour ces restitutions)
Notre association ne se positionne pas en tant que « vendeur » d’un chantier mais bien en tant qu’ « accompagnateur » des jeunes et de votre équipe pédagogique sur la réalisation d’un tel projet.

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Bobo Mangoro, échange interculturel de jeunes autour des séchoirs solaires et du Théâtre de l'Opprimé / Mission Locale de Saint-Girons - Coopérative Faso Avenir, Bobo Dioulasso, Burkina Faso, Novembre 2014

groupe maroc 2011 En 2014, nous avons eu envie de repartir avec des jeunes vers nos premières amours...l'Afrique !
En octobre 2013, Julien est parti à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, et a posé les prémices d'un nouveau partenariat avec la coopérative Faso Avenir, menée par Boureima Ouedraogo.
En février, nous avons décidé de partir avec des jeunes ariégeois à la rencontre de jeunes burkinabés, autour de deux techniques : les séchoirs solaires et le Théâtre de l'Opprimé.
La coopérative séchant ses fruits au gaz, et le prix du gaz ayant augmenté considérablement dans les trois dernières années, les membres ont fait appel à nous pour se former à la technique de fabrication des séchoirs solaires !

En mars, un nouveau partenariat est monté avec la Mission Locale de Saint-Girons, qui nous enverra six jeunes motivés pour se lancer dans la construction d'un projet de rencontre interculturelle. Benoit, Lois, Marina, Léa, Chloé et Florica ont ainsi pu bénéficier d'un week-end de formation de trois jours autour de l'interculturalité, la solidarité internationale, l'histoire et la culture en Afrique de l'Ouest (dispensée par Malick Badji de Via Brachy)… Un temps pour se connaître, réfléchir à nos motivations personnelles pour en faire un projet collectif…
A Bobo Dioulasso, l'équipe burkinabée n'était pas en reste ! Formation interculturelle dispensée par Boureima, mobilisation des familles qui accueilleront les « toubabs » chez elles, etc !
Entre temps, notre dossier JSI est accepté, et nous avons donc tous les financements nécessaires pour partir !

L'été est passé, et durant ce laps de temps, Ebola s'est développé en Afrique de l'Ouest… Début septembre, la nouvelle tombe : il ne nous est pas possible de partir au Burkina Faso pour des raisons de sécurité.
Une grande déception pour les jeunes d'ici et de là-bas, pour l'association, pour les accompagnateurs Julie et Joe qui travaillaient sur ce projet depuis plusieurs mois déjà...

Cependant, le partenariat avec Faso Avenir continue, puisque nous avons obtenu le soutien de Midi-Pyrénées Coop'Dev' pour appuyer la formation des membres de la coopérative, en tant qu'encadrant techniques. Nos amis maliens se sont déplacés et les ont formés...Un échange Sud-Sud ! Que demander de mieux ? Et nous attendons des temps plus sereins pour partir avec nos jeunes ariégeois toujours motivés, vers d'autres contrées !
Affaire à suivre...

Plus d'infos sur le partenariat entre Faso Avenir et Solafrika sur notre page Solidarité Internationale !


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Chantier MJC Pont des Demoiselles/Club de prévention spécialisée de Rangueil au Maroc, avril 2011

groupe maroc 2011 Qu’il en aura fallu du temps pour arriver à monter et financer cet échange…mais pour une belle réussite !!! En effet, initié en 2009 avec les jeunes de la MJC Croix Daurade, qui rejoindront le groupe de la MJC du Pont des Demoiselles en partenariat avec le club de prévention spécialisée de Rangueil en 2010, ce projet aura nécessité une forte mobilisation des jeunes dans le temps, beaucoup de dynamisme et d’action d’autofinancement pour mener à bien cette action.
L’idée était qu’un groupe de 8 jeunes, ayant participer à des ateliers de préparation au voyage, interculturels, formation technique, établissent un partenariat avec 2 associations Marocaines du Moyen Atlas (SAFAR, auberge de tourisme solidaire et Chantier Jeunesse Marocaine d’Ain Leuh). Ces jeunes ont donc communiqué entre eux pour aboutir à des idées communes : Construire des cuiseurs à économies de bois et les installer chez des bergers vivant sur les hauts plateaux du Moyen Atlas, et travailler sur la réhabilitation d’un jardin public à Ain Leuh.
Nos jeunes français lors de leur préparation avait déjà travaillé sur des cuiseurs à bois et avec des bergers des Pyrénées…cette fois ci, c’est la même chose mais de l’autre coté de la Méditerranée. Après la réponse positive du dernier financement attendu (dispositif JSI, MAE) qui a demandé une grande implication et assiduité aux jeunes français et marocains, nous nous envolons aux vacances d’avril 2011 pour Casa Blanca, puis arrivons à Ain Leuh, proche d’Azrou. Nous sommes 8 jeunes, 2 éducateurs/animateurs et moi-même (Pierre Régnier) et retrouvons là bas une vingtaine de jeunes et leurs 2 coordinateurs. La météo est très fraiche… mais cela n’empêche pas les jeunes français et marocains de se découvrir chaleureusement et de tisser des liens…différents de ceux de Skype et Facebook… enfin de l’interculturel… en vrai !!!
La fabrication des cuiseurs n’est qu’une formalité pour ces jeunes dynamiques…mais l’installation de ces derniers et la rencontre avec les bergers est tout autre : vivre isolé à cette altitude et avec ce froid sidère les jeunes. Les habitats de ces Berbères ne sont que des cabanes en bout de bois avec une bâche pour contrer le vent et la pluie…Je pense que cela les a profondément marqué.
Ensuite, de retour à Ain Leuh, nous attaquons le défrichage du jardin public…en partenariat avec la communauté rurale qui nous prête les outils et nous facilite la logistique. 3 bonnes journées de travail et ce jardin retrouve toute sa splendeur !!!
Après quelques sorties aux cascades et sources avoisinantes, nous reprenons la route du retour mais pas sans peine… les « au revoir » sont douloureux, infinissables… mais les sourires et moments partagés sont gravés à tout jamais… La rencontre et l’échange entre ces jeunes ont vraiment été très réussit. Nous remercions les jeunes de CJM, l’auberge SAFAR, Aziz Elmamouni et Driss Amkour (coordinateurs), les habitants d’ain Leuh, les bergers, la MJC du pont des Demoiselles, le club de prévention spécialisée de Rangueil, leurs partenaires respectifs, le Conseil Général 31 et ses différents services, le dispositif JSI (DRJSCS Midi Pyrénées, Fonjep et MAE) et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce projet.
Dossier détaillé en suivant ce lien: Dossier JSI Solafrika - Maroc 2011
Les annexes sur ce lien: Annexes JSI Solafrika - Maroc 2011


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Chantier "La Pépinière" 2010

groupe Après la réussite du chantier jeune international en 2008, le centre social « La Pépinière » et ses jeunes se motivent à repartir en Afrique. L’idée était que ces jeunes partent au Mali pour un projet de reboisement dans 2 villages isolés du plateau Dogon où Solafrika intervient sur l’économie de bois de cuisson depuis maintenant 3 ans.
Après plusieurs mois de préparation du projet, de recherche de financements et d’activités d’autofinancement, les jeunes et leurs 2 éducateurs s’envolent rejoindre Nicolas Réméné, coordinateur terrain de Solafrika.
Le 12 juillet 2010, arrivée à Bamako…mais le chemin est encore loin… Mais après beaucoup d’heures de route et avec beaucoup de patiente, c’est la « bonne arrivée » dans le premier village : Mory Dimbou. Dans ce village, 200 arbres (fruitiers et arbres à ombre) seront plantés, en collaboration avec les villageois…Ces villageois ont d’ailleurs créé un comité de pilotage pour le suivi et l’arrosage des arbres plantés.
L’hivernage (saison des pluies) n’a pas encore commencé, la chaleur est étouffante et éprouvante pour nos jeunes « toubabous », mais ils s’en sortent très bien. Puis, c’est au tour du second village : Wadouba Tenné, proche en kilomètres mais pas en heures de piste !!! Une ambiance complètement différente, la pluie, arrivée, ravie les habitants mais rend la logistique du projet plus compliquée. Imaginez 200 grillages et 200 arbustes à trimballer en plus des jeunes et de leurs affaires…le tout dans la boue… Mais encore une fois, l’équipe fait preuve de beaucoup de courage !!! Rebelote, 200 arbres plantés dans des grillages individuels (pour les protéger).
Ce projet aura permis aux jeunes de se rendre compte des dures conditions de vie de ces habitants, qui doivent faire face au manque de pluie, au sol semi aride qui s’envole avec le vent et ravine avec les rares mais fortes pluies… Ils se sont rendus compte de l’importance de reboiser ces territoires, afin de tenir la terre, de la revégétaliser… et puis, la végétation attire la pluie !! Et n’est ce pas important pour ces Dogons, agriculteurs depuis des siècles, d’avoir de la terre à travailler plutôt qu’un plateau de grès….
Nous remercions les associations de villageois de Mory et de Wadouba, Delta Survie (Mali, Sévaré), Bilou Toguna (Blagnac) et Emmaüs Marvejols (partenaires financiers), le centre social « La Pépinière » et tous leurs partenaires pour avoir permis de réaliser ce projet de reboisement qui vient complémenter les projets de cuiseurs à économie de bois mis en place auparavant.
Dossier détaillé en suivant ce lien: Chantier "Pépinière" 2010"






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Chantier "La Pépinière" 2008

groupe Ce projet est né au cours de l’année 2007. L’idée était que des jeunes du centre social « La Pépinière » à Pau (64), âgés de 15 à 20 ans, montent un projet d’échange avec des lycéens maliens de la ville de Douentza, autour d’un acte de formation sur la fabrication de cuiseurs à économie de bois.
Les jeunes palois ont tout d’abord pendant plusieurs mois travaillé à l’autofinancement de leur projet. Puis sont arrivées les vacances de Pâques 2008 durant lesquelles, 2 membres de Solafrika, Antoine Puget et Pierre Régnier sont descendus sur Pau pour apprendre à ces 8 jeunes les techniques de fabrications des cuiseurs à bois, mais aussi pour préparer la logistique du voyage au Mali…
Le 15 juillet, les 8 jeunes Palois et leurs 2 éducateurs me rejoignent (Pierre) au Mali à Douentza, après une journée chargée en transport (8 heures d’avion et 14 heures de bus s’enchaînent). Douentza est une ville située aux portes du désert, zone où le problème de déforestation/désertification n’est pas un leurre. Le projet commence : pendant une semaine, les jeunes palois ont formé une vingtaine de lycéens maliens sur la fabrication des cuiseurs à bois. Au programme, le matin c’est boulot, le début d’après midi, c’est tranquille (sieste, détente, balade…) et dès qu’il fait moins chaud, les activités reprennent : match de foot, kite (voile), « causerie »…. Nous partageons les repas du midi ensemble (français et maliens) à la malienne, assis en cercle, à la main… des vrais repas locaux préparés par une famille de Douentza. Tous les matins, un jeune palois partait dans la famille de la cuisinière pour aller faire les courses au marché et lui aider à préparer le repas traditionnel.
Expérience enrichissante pour les jeunes qui ont pu se rendre compte chacun leur tour du fonctionnement d’une famille malienne…au grand complet en plus, puisque une des filles de la famille se marier cette semaine là, ce qui veut dire que la famille était élargie… en effet, le midi, les cuisinières préparaient à manger pour la soixantaine de personnes composant la famille, et pour les 35 personnes du chantier…. Je vous laisse imaginer les kilos de riz !!!! Nous avons été conviés à assister au mariage… moment inoubliable.
Au bilan de cette semaine, 15 petits et 15 gros modèles de cuiseurs ont été réalisés durant la formation. Ces cuiseurs ont été remis aux membres d’une association de femmes, chargés d’en faire la promotion lors des jours de marché, des manifestations, afin que nous puissions évaluer l’intérêt des populations locales à acquérir ces cuiseurs. Les lycéens maliens sont désormais autonomes à la fabrication, nous leur avons laissé les outils ainsi que des matériaux pour continuer la fabrication.
Voilà le résumé de ce premier échange international de jeunes organisé par Solafrika, en partenariat avec les 2 lycées, la municipalité, le centre de conservation de la nature de Douentza et le centre social « La Pépinière » de Pau. Nous remercions les associations Emmaüs Marvejols, Derbouka et Bilou Toguna sans qui ce projet n’aurait pu être réalisé.
Dossier détaillé en suivant ce lien: Dossier "Pépinière 2008"
Article de presse disponible sur ce lien: Article "Pépinière 2008"

Et maintenant, place à un petit film génial pour illustrer l'aventure! ...ce lien est temporaire, excusez-nous pour la qualité de l'image qui est monstrueuse... Nous sommes en train de faire le nécessaire pour remédier à ça...!



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